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Fotolia, le travail sur Internet et le fiscalité !

La série d’article Le « crowdsourcing », bénévoles ou galériens du web ? publiée sur Read Write Web me donne l’occasion de republier un article de mon ancien blog traitant du cas de Fotolia une plateforme de vente de photos à 1 euros :

La photo à 1 Euro : de qui se moque t’on ?

Les sites commerciaux du web 2.0, reposant sur le travail collectifs, soulèvent des problèmes à la fois éthique et juridiques. Une des questions centrale concerne la (juste) rémunération des « créateurs » de contenus.

Imaginons par exemple qu’Agoravox (média participatif) propose de rémunérer les auteurs d’articles. Tout le monde va applaudir. Imaginons toujours que les dirigeant d’Agoravox annoncent que l’article sera payé 30 centimes d’euros et qu’en échange de cette somme l’article pourra être ensuite recopié sur différents sites commerciaux. Les applaudissements vont vite se transformer en jets de tomates (pour rester polis). Les dirigeants d’Agoravox seraient vite obligés de revenir en arrière ou de fermer le site (1).

Fiction ? Pas tant que cela ! C’est ce que propose Fotolia : des photos à 1 Euro. Vous comprendrez que les photographes « gueulent », surtout quand il se font traiter par des « petits morveux » de réactionnaires qui n’ont rien compris au Web 2 (2).

Au delà de la question du droit (3), on peut se poser la question de la morale. Le web, comme espace partagé, fonctionne avec des règles implicites. Celui qui triche avec le netiquette s’expose à perdre son crédit vis-à-vis de la communauté (4). De cela il faudrait que les dirigeants de Fotolia se souviennent. En affichant des photos à 1 euro on dévalorise le travail créatif. Où se trouve gain pour les photographes professionnels ?

Fotolia devrait commencer par écouter ces photographes et essayer de leurs proposer quelque chose d’honorable. Ils pourraient prendre exemple sur lafraise (”éditeur de bien jolis teeshirts”) qui commercialise le travail des graphistes en ayant toujours en tête de les rémunérer décemment (ils touchent une avance de 1000 euros quand le travail du graphiste est commercialisé). Avec Lafraise, on est dans un deal « gagnant / gagnant ». Chez Fotolia tout le monde gagne (et notamment les dirigeants de Fotolia) sauf les artistes. « Don’t be evil » disaient t’il ?
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(1) Face à l’impossibilité de rémunérer décemment le travail des créateur Agoravox a choisi de se transformer en fondation, abandonnant l’idée d’en faire un site commercial.
(2) Voir dans les commentaires savoureux de ce billet sur le blog d’emob.
(3) Fotolia, DailyMotion et Wikio négligent le risque juridique ?
(4) Google en a fait une ligne de conduite en affichant « Don’t be evil » comme slogan.

Comments (1)

FloFlo13January 18th, 2009 at 6:30 am

J’ai testé Fotolia pendant 1 an, qu’elle grosse galère, beaucoup beaucoup de travail (en plus de ma Fac) pour un revenu ridicule 75 euro rien de plus !!!!!!!

Et dire que je pensai pouvoir payer une partie de mes études avec.

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